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	<title>Archives des droits de l&#039;homme - KnowUE</title>
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		<title>L&#8217;environnement : quelle protection au niveau européen ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[As9]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jan 2022 15:38:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[droit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de son discours du 19 janvier 2022 au Parlement européen, le Président français Emmanuel Macron a fait part de son intention d&#8217;intégrer la reconnaissance &#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2754" width="802" height="535" srcset="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min-1024x683.jpg 1024w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min-300x200.jpg 300w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min-768x512.jpg 768w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min-1536x1024.jpg 1536w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2022/01/tree-g703c22f5a_1920-min.jpg 1920w" sizes="(max-width: 802px) 100vw, 802px" /></figure>



<p>Lors de son discours du 19 janvier 2022 au Parlement européen, le Président français Emmanuel Macron a fait part de son intention d&rsquo;intégrer la reconnaissance de l&rsquo;IVG et de développer la protection de l&rsquo;environnement dans la Charte des droits fondamentaux.</p>



<p>L&rsquo;environnement aurait donc d&rsquo;après le Président français besoin d&rsquo;être davantage protégé par les textes européens.</p>



<p><strong>Quelle protection offre actuellement les textes européens à l&rsquo;environnement?</strong></p>



<h2 class="is-style-default" style="font-size:30px">I) Ce que disent les textes européens</h2>



<p>Afin de protéger l&rsquo;environnement, le droit de l&rsquo;UE peut se fonder sur différentes sources normatives.</p>



<ul><li><strong>Charte des droits fondamentaux</strong></li></ul>



<p>L&rsquo;article 37 de la Charte porte sur la protection de l’environnement. Il y est posé que les politiques de l&rsquo;Union doivent tendre vers « un niveau élevé de protection de l’environnement et l’amélioration de sa qualité ». </p>



<p>Cette disposition bien que bienvenue est clairement insuffisante pour empêcher les nombreuses atteintes à l&rsquo;environnement et à la nature.</p>



<ul><li>Préambule du <strong>Traité sur l&rsquo;Union européenne</strong></li></ul>



<p>Le préambule, qui n&rsquo;a pas de force contraignante, pose la protection de l&rsquo;environnement comme un simple objectif. Le manque d&rsquo;accent sur ce domaine important fut regrettable et dommageable sur le long terme pour l&rsquo;UE. </p>



<ul><li><strong>Traité sur le fonctionnement de l&rsquo;UE</strong></li></ul>



<p>Ce texte contraignant pour les Etats membres pose d&rsquo;abord que le domaine de l&rsquo;environnement est une compétence partagée (Article 4, paragraphe 1, alinéa e).</p>



<p>Article 11<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Intègre « les exigences de la protection de l&rsquo;environnement »  dans les politiques et actions de l&rsquo;UE. Cet article pose clairement un objectif : promouvoir le développement durable.</p>



<p>Titre XX <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Consacré à l&rsquo;environnement. Détaille la politique environnementale de l&rsquo;UE.</p>



<p>Les États membres peuvent aussi utiliser des textes extérieurs au droit de l&rsquo;Union européenne afin de protéger l&rsquo;environnement.</p>



<ul><li>La <strong>Convention européenne des droits de l&rsquo;Homme</strong> (CEDH) ne consacre pas la protection de l&rsquo;environnement.</li></ul>



<p>La Cour EDH a cependant utilisé des articles de la CEDH afin de protéger l&rsquo;environnement par ricochet.</p>



<ul><li>Le <strong>Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC)</strong> s&rsquo;engage timidement sur l&rsquo;environnement.</li></ul>



<p>L&rsquo;article 12, point b lie l&rsquo;«&nbsp;amélioration de tous les aspects de l&rsquo;hygiène du milieu et de l&rsquo;hygiène industrielle&nbsp;» au droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental.</p>



<h2 style="font-size:30px">II) Vers une meilleure protection de l&rsquo;environnement&nbsp;? </h2>



<p>La volonté d&rsquo;Emmanuel Macron d&rsquo;approfondir la protection de l&rsquo;environnement dans la Charte des droits fondamentaux de l&rsquo;UE est tout à fait légitime.</p>



<p>La CJCE a affirmé que l&rsquo;objectif de la Charte était de « réaffirmer les droits » consacrés par le droit international (Parlement c/ Conseil, C-540/03, 27 juin 2006, point 38).</p>



<p>En effet, la Charte a depuis le traité de Lisbonne de 2009 une force contraignante pour les États membres de l&rsquo;UE. De ce fait, la Cour de justice de l&rsquo;UE peut se fonder sur ce texte pour reconnaître une violation de droit de l&rsquo;Union.  Cette assimilation de la Charte au droit primaire montre la volonté de l&rsquo;UE de préserver les droits fondamentaux qui la fonde et d&rsquo;affirmer son identité. </p>



<p>Codifier l&rsquo;article protégeant l&rsquo;environnement permettrait donc de mieux sanctionner les violations des États membres sur ce point.</p>



<p>La manque de codification était souvent un point relevé par les États membres ne respectant pas une disposition européenne. Ainsi, la Hongrie a par exemple argué pour se défendre vis-à-vis de ses violations des valeurs de l&rsquo;UE que l&rsquo;article 2 du TUE manquait de codification.</p>



<p>La volonté du président français est donc d&rsquo;apporter davantage de clarté et de profondeur à l&rsquo;article 37 de la Charte.</p>



<p>Cependant, les dispositions de la charte ne concernent que les cas où les États membres mettent en œuvre le droit de l&rsquo;UE. </p>



<p>Par conséquent, ce texte ne s&rsquo;applique pas pour ce qui est des dispositions internes des États membres. Nous pouvons alors constater que cette condition limite les cas d&rsquo;application de cette charte et donc son efficacité à lutter contre les atteintes faites à l&rsquo;environnement. </p>



<p>L&rsquo;efficacité d&rsquo;une codification des dispositions sur l&rsquo;environnement de la Charte est alors plus que relative.</p>
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		<title>Pourquoi l&#8217;Union européenne n&#8217;adhère (toujours) pas à la CEDH ?</title>
		<link>https://knowue.fr/pourquoi-lunion-europeenne-nadhere-toujours-pas-a-la-cedh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[As9]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 14:37:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[adhésion]]></category>
		<category><![CDATA[cedh]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[international]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union européenne fait face depuis plusieurs décennies à des violations de son droit et de ses valeurs. Afin de les faire respecter, divers recours existent &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://knowue.fr/pourquoi-lunion-europeenne-nadhere-toujours-pas-a-la-cedh/">Pourquoi l&rsquo;Union européenne n&rsquo;adhère (toujours) pas à la CEDH ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://knowue.fr">KnowUE</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/07/Drapeau-conseil-europe-1024x758.jpg" alt="L'impossible adhésion de l'UE à la CEDH" class="wp-image-878" width="738" height="546" srcset="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/07/Drapeau-conseil-europe-1024x758.jpg 1024w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/07/Drapeau-conseil-europe-300x222.jpg 300w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/07/Drapeau-conseil-europe-768x569.jpg 768w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/07/Drapeau-conseil-europe.jpg 1280w" sizes="(max-width: 738px) 100vw, 738px" /></figure>



<p>L&rsquo;Union européenne fait face depuis plusieurs décennies à des <strong>violations</strong> de son <strong>droit </strong>et de ses <strong>valeurs</strong>. Afin de les faire respecter, divers <strong>recours existent</strong> et la<strong> Charte des droits fondamentaux</strong> dispose d&rsquo;une <strong>force contraignante</strong>. </p>



<p>Le texte de référence en matière de protection des droits de l&rsquo;Homme reste cependant la <strong>Convention européenne des droits de l&rsquo;Homme (CEDH)</strong>, en vigueur depuis 1953. Ce <strong>texte contraignant</strong> signé par les membres du Conseil de l&rsquo;Europe <strong>assure «&nbsp;la sauvegarde et le développement des droits de l&rsquo;Homme et des libertés fondamentales&nbsp;»</strong>. La<strong> Cour européenne des droits de l&rsquo;Homme</strong> fut ainsi crée afin de sanctionner les violations de ses dispositions.</p>



<p>Néanmoins, <strong>l&rsquo;Union européenne n&rsquo;a toujours pas adhéré à cette convention</strong>.</p>



<p><strong>Ainsi, comment expliquer ce refus de l&rsquo;Union européenne d&rsquo;adhérer à la CEDH&nbsp;?</strong></p>



<span id="more-791"></span>



<h2>I) Incompatibilité de la CEDH avec le fonctionnement de l&rsquo;UE</h2>



<p>Depuis le traité de Lisbonne signé en 2007, l&rsquo;<strong>Union européenne bénéficie de la personnalité juridique</strong>, ce qui lui permet d&rsquo;adhérer à des conventions internationales (telles que la CEDH par exemple = ouvre la porte à une adhésion à la CEDH).</p>



<p>C&rsquo;est au sein de ce même traité qu&rsquo;il est désormais <strong>posé que l&rsquo;UE «&nbsp;adhère&nbsp;» à la CEDH (article 6 paragraphe 2 du TUE)</strong> afin d&rsquo;avoir «&nbsp;une lecture unifiée des droits fondamentaux&nbsp;».</p>



<p>&#8211; Cependant, à l&rsquo;heure actuelle, l&rsquo;Union européenne n&rsquo;a toujours pas adhéré à la CEDH. Ce <strong>refus</strong> est <strong>motivé par l&rsquo;avis 2/13 négatif rendu par la Cour de justice de l&rsquo;UE le 18 décembre 2014</strong>.</p>



<p>&#8211; Avis dans lequel la <strong>Cour identifie des incompatibilités qui empêchent l&rsquo;adhésion de l&rsquo;UE à la CEDH</strong>. Elles sont <strong>au nombre de sept</strong>&nbsp;:</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°1)</span></strong> La possibilité de voir le droit de l&rsquo;UE être interprété par la Cour européenne des droits de l&rsquo;Homme <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> le droit de l&rsquo;UE ne peut être soumis à un contrôle externe, le droit de l&rsquo;Union européenne étant un droit autonome</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°2)</span></strong> L&rsquo;adhésion à la CEDH irait à l&rsquo;encontre du principe de confiance mutuelle entre les États membres posé par l&rsquo;UE <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> dans le système de la CEDH, il est exigé des États membres qu&rsquo;ils vérifient le&nbsp;respect des droits fondamentaux d&rsquo;un autre État membre&nbsp;</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°3)</span></strong> Lié à la question du renvoi préjudiciel. Il est possible de saisir la Cour EDH afin que celle-ci interprète une disposition du droit interne <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> pourrait conduire à une interprétation du droit de l&rsquo;UE. Or ce droit est autonome.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°4)</span></strong> La saisine de la Cour européenne des droits de l&rsquo;Homme <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> contreviendrait à l&rsquo;obligation de coopération loyale qu&rsquo;ont les États membres de l&rsquo;Union européenne (la CJUE est l&rsquo;unique juridiction pouvant statuer sur le droit de l&rsquo;Union)</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°5)</span></strong> Mécanisme du codéfendeur <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> une décision portant sur la répartition entre l&rsquo;Union et ses États membres de la responsabilité d&rsquo;une violation de la CEDH repose sur une «&nbsp;appréciation des règles du droit de l&rsquo;Union régissant la répartition des compétences&nbsp;» entre l&rsquo;UE et ses États membres. Ainsi, la Cour EDH ne peut statuer sur la répartition des compétences entre l&rsquo;UE et ses États membres.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°6)</span></strong> L&rsquo;adhésion à la CEDH pourrait contrevenir au principe de la compétence exclusive de la CJUE <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> conformément à la procédure d&rsquo;implication préalable, la CJUE peut se prononcer préalablement sur un acte de l&rsquo;UE faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une procédure devant la Cour EDH. Le soucis étant que cette procédure ne permet pas à la CJUE de se prononcer sur le droit dérivé de l&rsquo;UE lorsque celui-ci est mis en cause. Ainsi, cela contrevient à sa compétence exclusive.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Incompatibilité n°7)</span></strong> Le contrôle juridictionnel qu&rsquo;aurait la Cour EDH en matière de Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> le contrôle de la Cour EDH serait plus large que celui de la CJUE. Cette dernière n&rsquo;ayant compétence, en matière PESC, que pour annuler des actes à portée individuelle.</p>



<p>Au vu de ces diverses constatations, l&rsquo;avis de la CJUE quant à une adhésion de l&rsquo;UE à la CEDH fut négatif. <strong>L&rsquo;accord portant adhésion que l&rsquo;UE à la CEDH en date du 5 avril 2013 a en conséquence été jugé comme incompatible avec l&rsquo;article 6 paragraphe 2 du TUE.</strong></p>



<p>Un tel refus constitue un frein à la mise en place d&rsquo;une UE davantage protectrice des droits fondamentaux.</p>



<h2>II) Existence de textes protecteurs des droits de l&rsquo;Homme dans l&rsquo;UE (inspirés par la CEDH)</h2>



<p><strong>L&rsquo;Union européenne</strong>, en tant qu&rsquo;entité, n&rsquo;est <strong>pas membre de la CEDH</strong>. Elle <strong>dispose néanmoins de dispositions protectrices des droits de l&rsquo;Homme</strong> (parfois fortement inspirés par la CEDH).</p>



<p>&#8211; les<strong> principes généraux du droit de l&rsquo;UE</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> consacrés par la CJUE (qui se fonde sur des textes internationaux et des traditions constitutionnelles communes aux États membres de l&rsquo;UE), ils complètent les traités européens et ont une valeur juridique supérieure à celle du droit dérivé de l&rsquo;Union. Les PGD de l&rsquo;UE se situent de ce fait au même rang juridique que les traités européens.</p>



<p><strong>⇒</strong> la <strong>CEDH a été utilisée par la Cour afin de dégager des principes généraux du droit de l&rsquo;UE</strong>. Cela fut le cas dans l&rsquo;arrêt Nold du 14 mai 1974 reconnaissant les droits fondamentaux comme faisant partie des principes généraux du droit de l&rsquo;Union. La CJCE indique pour la première fois dans cet arrêt qu&rsquo;il s&rsquo;appuie sur la CEDH et sur des textes internationaux pour consacrer des droits.</p>



<p>&#8211; Les<strong> valeurs de l&rsquo;UE</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> article 2 TUE (respect de la dignité humaine, liberté, démocratie, égalité, Etat de droit, respect des droits de l&rsquo;Homme, des droits des personnes appartenant à des minorités). </p>



<p>Le <strong>manque de codification</strong> de cet article lui porte cependant préjudice <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> semble <strong>davantage</strong> être <strong>une liste d&rsquo;idéaux à atteindre</strong> plutôt qu&rsquo;un texte de protection de droits et libertés</p>



<p>&#8211; <strong>Recours en manquement, recours en annulation, recours en carence</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> permettent de sanctionner les Etats membres ne respectant pas le droit de l&rsquo;Union (comprend les droits fondamentaux et libertés)</p>



<p>&#8211; La <strong>Charte des droits fondamentaux</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> a une <strong>force contraignante</strong>;<strong> inspirée par</strong> la <strong>CEDH</strong>, elle reprend en grande partie les droits et libertés qu&rsquo;elle protège</p>



<p>La CEDH constitue une source pour la CJUE compte tenu de la liste de droits qu&rsquo;elle protège et de la jurisprudence qui l&rsquo;accompagne. Il convient d&rsquo;ajouter que tous les États membres de l&rsquo;Union y ont adhéré. Ce texte peut alors se révéler plus complet pour faire respecter les droits fondamentaux et libertés au sein du territoire de l&rsquo;UE. Ceci en dépit de la non-adhésion de l&rsquo;UE suite à l&rsquo;avis C-2/13 de la CJUE de 2014.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi l&#8217;UE ne peut pas interdire à la Hongrie sa loi anti LGBT ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[As9]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Jun 2021 10:53:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En juin dernier, la Hongrie, membre de l&#8217;Union européenne, a adopté une loi controversée visant à interdire la promotion de l&#8217;homosexualité dans les médias aux &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://knowue.fr/pourquoi-lue-ne-peut-pas-interdire-a-la-hongrie-sa-loi-anti-lgbt/">Pourquoi l&rsquo;UE ne peut pas interdire à la Hongrie sa loi anti LGBT ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://knowue.fr">KnowUE</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-1024x683.jpg" alt="L'UE et la Hongrie : un perpétuel désaccord sur les valeurs de l'UE" class="wp-image-693" width="691" height="461" srcset="https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-1024x683.jpg 1024w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-300x200.jpg 300w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-768x513.jpg 768w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-1536x1025.jpg 1536w, https://knowue.fr/wp-content/uploads/2021/06/P042321-759573-2048x1367.jpg 2048w" sizes="(max-width: 691px) 100vw, 691px" /><figcaption>Viktor Orbán (Premier ministre de la Hongrie) et Ursula von der Leyen (Presidente de la Commission européenne), source : <a href="http://ec.europa.eu/avservices/index.cfm?&amp;sitelang=fr">Portail audiovisuel de la Commission</a>, 3 février 2020</figcaption></figure>



<p>En juin dernier, la Hongrie, membre de l&rsquo;Union européenne, a adopté une loi controversée visant à interdire la promotion de l&rsquo;homosexualité dans les médias aux moins de 18 ans. Une telle loi constitue une menace pour les libertés et droits de l&rsquo;Homme. De ce fait, cette disposition est contraire aux valeurs que prônent l&rsquo;UE. Cependant, celle-ci ne peut pas faire évoluer cette situation dangereuse pour les droits de l&rsquo;Homme.</p>



<p>En effet, il demeure impossible en pratique pour l&rsquo;Union européenne de sanctionner une violation de ses valeurs <strong>(1)</strong> cependant des moyens de pression restent à la disposition de l&rsquo;UE pour mettre fin à ce type de situation <strong>(2)</strong>.</p>



<span id="more-652"></span>



<h2>1) Impossibilité pratique de sanctionner la violation des valeurs de l&rsquo;Union</h2>



<p>&#8211; L&rsquo;<strong>article 2 du traité sur l&rsquo;Union européenne</strong> (TUE) <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> pose les <strong>valeurs de l&rsquo;UE</strong> :</p>



<ul><li>Le <strong>respect de la dignité humaine</strong></li><li>La <strong>liberté</strong> <strong>⇒</strong> <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">menacé par la loi anti LGBT</span></li><li>La <strong>démocratie</strong></li><li>L&rsquo;<strong>égalité</strong> <strong>⇒</strong> <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">menacé par la loi anti LGBT</span></li><li>L&rsquo;<strong>État de droit</strong></li><li>Le <strong>respect des droits de l&rsquo;Homme</strong> <strong>⇒</strong> <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">menacé par la loi anti LGBT</span></li><li>Le <strong>respect des droits des personnes appartenant à des minorités</strong></li></ul>



<p>&#8211; L&rsquo;<strong>article 7 du TUE</strong> concerne quant à lui le <strong>mécanisme de sanction des violations faites de l&rsquo;article 2 du TUE</strong>.</p>



<p>Ce <strong>mécanisme</strong> est cependant <strong>impossible à mettre en pratique</strong> en raison des <strong>alliances politiques</strong> existantes <strong>entre États membres</strong> → la deuxième étape de cette procédure de sanction <strong>nécessite l&rsquo;unanimité du Conseil européen</strong> pour constater l&rsquo;existence d&rsquo;une violation «&nbsp;grave et persistante&nbsp;» des valeurs de l&rsquo;Union européenne.</p>



<p>&#8211;<strong> La Pologne et la Hongrie se sont mutuellement «&nbsp;protégées&nbsp;»</strong> durant des procédures de sanctions → leur entente diplomatique empêche cette unanimité d&rsquo;être atteinte = La principale raison pour laquelle l&rsquo;article 7 n&rsquo;a jamais été appliqué jusqu&rsquo;à présent <strong><span class="has-inline-color has-black-color">⇒</span></strong> <span class="has-inline-color has-vivid-red-color">PROBLEME MAJEUR</span></p>



<p>&#8211; Autre possibilité de sanction pour l&rsquo;Union = le <strong>recours en manquement</strong></p>



<p>Son <strong>but</strong> : <strong>sanctionner</strong> la <strong>non-application du droit de l&rsquo;Union</strong> (non les violations des valeurs). </p>



<p>&#8211; L&rsquo;intérêt de cette sanction = <strong>somme forfaitaire ou astreinte</strong> <strong><span class="has-inline-color has-black-color">⇒</span></strong> le <strong>recours en manquement</strong> constitue la <strong>seule procédure</strong> permettant de <strong>sanctionner financièrement une violation des valeurs de l&rsquo;Union</strong>. En ce sens, cette procédure se distingue de l&rsquo;article 7 du TUE (n&rsquo;implique qu&rsquo;une suspension des droits pouvant aller jusqu&rsquo;aux droits de vote au Conseil).</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2757.png" alt="❗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2757.png" alt="❗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Il n&rsquo;est pas possible pour la <strong>Cour</strong> de juger une violation de l&rsquo;article 2 du TUE mais <strong>seulement de contraindre un État membre à mettre fin à la non-application d&rsquo;une disposition européenne</strong>.</p>



<p>Ce recours est donc compliqué à appliquer pour la sanction des valeurs de l&rsquo;Union européenne.</p>



<p>&#8211; Cependant, le <strong>recours en manquement peut permettre de résoudre des situations contraires aux valeurs de l&rsquo;Union</strong>. En effet, la menace d&rsquo;un recours en manquement a par exemple contraint la Pologne en 2011 à se conformer à la directive 2000/43/CE imposant aux États membres de l&rsquo;UE d&rsquo;interdire toute discrimination basée sur la race et l&rsquo;origine ethnique.</p>



<h2>2) Seule solution : utiliser l&rsquo;article 7 comme moyen de pression</h2>



<p>&#8211; Dans ce type de situation souvent rencontré dans le passé avec la Pologne, la Hongrie ou l&rsquo;Autriche, la <strong>solution a souvent été politique plus qu&rsquo;institutionnelle</strong>. </p>



<p>&#8211; L&rsquo;Union européenne, en utilisant la diplomatie, montre sa<strong> volonté d&rsquo;éviter toute crise politique au sein de l&rsquo;Union</strong>. Crise pouvant dégrader son image sur la scène internationale.</p>



<p>&#8211; L&rsquo;UE ne souhaite pas crée un précédent en utilisant l&rsquo;article 7 du TUE.</p>



<p><span class="has-inline-color has-black-color"><strong>→</strong></span> la menace d&rsquo;appliquer l&rsquo;article 7 du TUE vise à dissuader l’État membre de transgresser les valeurs de l&rsquo;Union. Jusqu&rsquo;à présent, cette menace n&rsquo;a jamais été mise à exécution. Ainsi, l&rsquo;<strong>article 7</strong> constitue une <strong>arme de dissuasion</strong>.</p>



<p>&#8211; Le <strong>cadre pour l’État de droit</strong> permet aussi une <strong>possible solution</strong> face aux violations des valeurs de l&rsquo;UE.</p>



<p>Dans ce mécanisme, après avoir dialogué avec l&rsquo;Etat membre concerné et lui avoir adressé des recommandations, l<strong>&lsquo;article 7 est utilisé comme ultime recours</strong>, la Commission fait ainsi de cet article <strong>«&nbsp;une arme nucléaire&nbsp;»</strong>.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> En 2017, cette menace de la Commission d&rsquo;appliquer l&rsquo;article 7 du TUE et le mécontentement populaire ont contraint la Pologne à retirer une loi controversée donnant au ministre de la Justice les pouvoirs de révoquer les juges de la Cour suprême et de constituer une nouvelle Cour.</p>



<p>Par conséquent, le cas polonais démontre que la <strong>menace de mettre en œuvre l&rsquo;article 7 du TUE constitue un moyen plus efficace de lutter contre les violations des valeurs de l&rsquo;Union</strong>.</p>



<p>Le cadre pour l’État de droit <strong>⇒</strong> une <strong>solution intermédiaire entre le recours en manquement et l&rsquo;article 7 du TUE</strong>.</p>



<p>&#8211; Un autre paramètre important est l&rsquo;<strong>aide que constitue l&rsquo;Union européenne pour les États membres non respectueux de ces valeurs</strong>.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Les pays d&rsquo;Europe centrale en désaccord avec l&rsquo;Union restent convaincus que l&rsquo;<strong>Union européenne constitue une aide indispensable pour leur développement économique</strong>.</p>



<p> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />La <strong>Hongrie ne souhaite pas quitter l&rsquo;UE en raison des fonds structurels qu&rsquo;elle lui verse</strong>, fonds représentant 3&nbsp;% du PIB hongrois. Par conséquent, à chaque fois que l&rsquo;UE menace d&rsquo;appliquer l&rsquo;article 7, la Hongrie tente d&rsquo;apaiser les tensions <span class="has-inline-color has-black-color"><strong>⇒ </strong></span><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">possible solution</span></strong></p>



<p>&#8211; <strong>La menace d&rsquo;appliquer l&rsquo;article 7 du TUE peut constituer la solution la plus adaptée à ce début de tension avec la Hongrie. </strong></p>
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